Former Prime Minister Jean-Luc Dehaene make comments during King Albert II's Christmas speech… (Of course an idea of Mark Uytterhoeven for Alles komt terug!)
The New Yorker cartoons
7 years ago
"All who gain power are afraid to lose it" — Chancellor Palpatine, Star Wars - Episode III: Revenge of the Sith // Just a blog among many others // "Et comme dirait Grucho Marx : 'Si vous n'aimez pas mes opinions, j'en ai d'autres !'" (Jean-Jacques Jespers) // This is a blog that is updated on a daily basis (if I have time, though…) and on which I feature things that I find funny. Enjoy and don't hesitate to post comments as well!
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Train IC à destination d’Ostende. Malheureusement, dans notre wagon, il y avait — outre un homme silencieux dans le fond — une famille constituée de deux barakîs fumeurs (dont un portait une minable veste en jeans avec Johnny dans le dos) et de deux monstres (un garçon de six ans qui n’arrêtait pas de faire chialer sa sœur d’un an ou deux…). C’était à vouloir se jeter du train en marche. En plus, ils disaient des conneries à “Mon onc’ Julien” (qui était monté à Liège et qui a travaillé cinq ans à Leuven), par exemple qu’ils allaient à La Panne en descendant à Ostende et prenant le tram pendant — estimaient-ils — une (ha ha !) heure… Et autres conneries.[Slightly edited on 21 July 2008.]
Nous nous en sommes enfin débarrassés en descendant du train à Bruxelles-Central. Nous sommes remontés à la surface, débouchant à un coin qui donnait vers cette rue qui mène presque directement à la cathédrale Sts-Michel-et-Gudule. Dans cette rue, plein de voitures officielles étaient garées, parfois avec des motos de MP.Ensuite, nous nous sommes rapprochés de la cathédrale. Les gens commençaient à s’attrouper sur le parvis, dans l’espoir de voir la famille royale un peu plus tard quand ils sortiraient du te deum. En attendant, nous sommes descendus. Marché sur le Boulevard Pachéco, où étaient stationnés environ une centaine (si pas plus) de véhicules diplomatiques. Remontés par derrière la cathédrale, puis nous nous sommes décidés à attendre à un endroit où nous verrions passer les officiels.
Les cloches se sont mises à sonner pendant une dizaine de minutes, et les officiels (haute magistratures, haut-gradés, ministres, gros pontes, etc.) sont sortis de la cathédrale petit à petit. Finalement, encadrés par l’escorte royale montée (avec même des cavaliers néerlandais — on aura tout vu, nous qui les avions bouttés hors de nos frontières pour obtenir l'indépendance !), les voitures officielles sont passées, avec le Roi et la Reine Paola, puis Fabiola (et sa tête penchée).
Ensuite, il y a eu un peu plus d’agitation, avec les gens qui commençaient à bouger parce qu’ils avaient vu le Roi, donc avaient eu ce qu’ils voulaient et partaient. D’autre part, les officiels s’agglutinaient pendant que les voitures que nous avions vues plus tôt défilaient devant “la porte de derrière” de la cathédrale (dirons-nous du côté droit du transept). À quelques mètres de nous, nous avons vu Kris Peters (le nouveau Ministre-président flamand) qui semblait avoir “perdu sa quinzaine”, sa voiture n’arrivant pas. Je suggérai à mon frère d’aller le saluer, mais Mr Peters était collé à son GSM. Finalement il a disparu.
Nous avons décidé de nous en aller pour aller chercher à manger. Nous sommes passés devant le groupe d’officiels encore présents qui montaient tour à tour dans de grosses voitures ; en voyant certains hauts magistrats, je me disais : “Belle brochette de francs-maçons…”.
Nous sommes remontés vers la Rue Royale, avant de remonter la Rue de la Loi. Devant le Parlement, dont les portes étaient ouvertes depuis un quart d’heure environ, une longue file s’étirait. On reviendrait quand il y aurait moins de monde. Nous avons continué, puis pris une rue perpendiculaire pour retomber sur la Rue Béliard et la descendre en direction de la Place Jourdan.
Sur celle-ci se tenait un marché aux puces. Beaucoup de gens s’agglutinaient et scrutaient ce que les gens avaient à vendre à même le sol. Tout ce qui nous intéressait, c’était de manger. La friterie Antoine allait passer un test de rattrapage : la dernière fois, les frites n’étaient pas assez cuites et le cervelas l’avait été avec la peau et les attaches métalliques — sans aucun doute l’œuvre d’un mauvais vendeur.
Quelques personnes dans la file devant nous (il était 11h30), mais on a été servis en moins de 3 minutes. Exceptionnellement pour ce week-end du 21 juillet, les portions étaient servies dans des raviers. Ce sera bien la première fois pour nous… Nous avons quand même pris deux portions à 2,10 €. Nous les avons mangées en marchant vers le Parc Léopold, au pied du Muséum des Sciences Naturelles et du Parlement européen. Bu un Coca.
Ensuite, nous avons contourné le Parlement, allant faire un pèlerinage devant l’iguanodon en façade du musée, avant de passer dans ce corridor venteux sous le Parlement pour déboucher devant la Gare du Luxembourg, puis marcher vers la Petite Ceinture. Nous sommes passés devant le Ministère (non, SPF) de la Défense (où André Flahaut, à l’entrée, un verre de champagne à la main, accueillait pour la dernière fois ses généraux et autres chefs d’état-major) et devant le Lambermont.
Passés à nouveau devant le Parlement, dont la file n’était pas moins longue malgré l’heure. Nous avons traversé le Parc de Bruxelles, où à nouveau on organisait des activités sportives pour les jeunes. Nous avons décidé, pour encore un peu patienter, de marcher vers le Cinquantenaire pour voir si les véhicules militaires se mettaient déjà en place.
On a donc descendu puis remonté toute la Rue de la Loi, passant même sur le rond-point Schuman avant de traverser le parc, et au-delà des arches, nous espérions nous reposer à Autoworld, mais le préposé nous avait dit que, ce musée étant privé (? depuis quand ?!?), on ne pouvait pas le visiter gratuitement… Zut. Alors nous sommes allés nous asseoir dehors.
Quand nous nous sommes remis en marche, nous sommes passés devant l’Ecole Royale Militaire, où les étudiants officiers commençaient à sortir en formation. Apparemment, ils allaient devoir marcher jusqu’à la Rue de la Loi, donc sur près de 2,5 km, au pas militaire. Youpie. Nous avons choisi de revenir vers le Parlement, mais en empruntant des ruelles de Saint-Josse. Arrêt dans un parc où les pigeons s’attroupaient autour de nous car nous lancions des cailloux — ils pensaient qu’on jetait du pain ou autre chose… Idiots.Nous nous sommes arrêtés dans la Rue des Deux Églises devant le bâtiment quelque peu rénové du CDH. Nous avons poursuivi notre route pour reprendre la Rue de la Loi, sur laquelle les gens commençaient à s’entasser derrière les barrières Nadar. Devant le Parlement, c’était toujours la file. Nous avons marché sur le Boulevard de l’Empereur jusqu’à arriver devant le siège du PS. Ensuite, descendus vers Manneken Pis, vêtu aujourd’hui, mais même pas aux couleurs nationales… Grand-place. Beaucoup de monde.
Nous sommes allés nous asseoir quelques minutes sur la place de l’Albertine. Nous avons constaté qu’un nombre anormalement élevé de gens se promenaient avec des mini bouteilles de Coca. On en a conclu qu’il devait s’agir d’une distribution, alors on a remonté le courant comme des saumons pour finir devant la sortie principale de la Gare Centrale, où la “Coca Cola Emergency Refreshment Team” œuvrait, distribuant ces boissons sorties directement de gros bacs remplis de milliers de ces bouteilles et de mètres cubes de glace. Il devait bien y avoir une vingtaine de pareilles glacières entassées là, prêtes à être directement liquidées…
(Nous nous sommes dit plus tard que si on avait eu avec nous un frigo box, on aurait emporté une cinquantaine de bouteilles, avant d'aller les vendre Rue de la Loi à 1 € pièce : profit maximal !)
Nous sommes remontés vers la Rue Royale. On voulait repasser devant le Parlement, mais il était impossible de traverser à cet endroit. Donc nous avons décidé de faire le tour du bloc du Parlement et autres ministères. Dans la rue menant à l’ancien parlement flamand. Marché vers le Parlement. Comme on s’y attendait, en raison de l’imminence du début du défilé, et surtout du passage du Roi sur sa Jeep (ou quelque chose d’autre, parce que je le vois mal se tenir debout avec ses béquilles…), la file du Parlement avait disparu.
Il n’y avait donc presque personne dans le Parlement. Déposé le sac à dos. Rempli quasiment tout le questionnaire avant de gravir l’escalier vert de la Chambre. Nous avons arpenté ses couloirs pour la troisième fois en quatre ans, donc. On connaît à peu près tout, mais c’est toujours amusant de faire un pèlerinage. Robin s’imaginait déjà bossant à cet endroit-là. Fini de remplir le questionnaire. (Je recevrai un pin’s — encore un — du Parlement.)
Dans l’hémicycle, quasiment personne, et pas question cette fois de s’asseoir sur les bancs. Les écrans diffusaient le tirage au sort des membres des commissions. Passés dans les autres salles et salons, avant de pénétrer dans les intérieurs plus baroques du Sénat. Quelques portraits d’anciens Premiers ministres et hommes d’Etat, dont plusieurs avaient un combover.
(D’ailleurs, j’ai appris il y a un jour ou deux que Léopold I portait une moumoute — quoique j’aurais plutôt songé à un combover, mais si un historien l’affirme…).La visite éclair terminée, j’ai rendu le questionnaire et reçu mon pin’s. (La prochaine fois, j’afficherai mes trois pin’s à ma casquette !) Nous sommes sortis, alors que les quelques bataillons de militaires à pied se mettaient en marche. Quelques cons les applaudissaient. Nous avons décidé de marcher le long de la Rue de la Loi pour remonter le cortège de véhicules militaires, et ainsi voir tout assez rapidement. Deux camions arboraient un panneau "CONVOI EXEPIONNEL" [quelle faute d'orthographe ! c'est l'Armée Belge, et on n'est pas foutu d'écrire correctement "exCeptionnel"?!?] : normal, car ils ne sortent qu'une fois par an, ces andouilles ! Nous avons rejoint ensuite la Rue Béliard avant de la remonter, tandis que les véhicules militaires nous croisaient à nouveau.
Plus haut, nous avons été obligés de nous faufiler à la foule dense massée le long des barrières pour voir les engins (alors que nous, on les avait bien vus en marchant, à l’aise, tandis que certains s’agrippaient à des barrières). C’était infernal de marcher dans ces conditions, avec des poussettes dans les pieds, des files indisciplinées, etc. Finalement, on a pu se dégager et descendre vers la Cour des Comptes, à l’heure où le défilé était officiellement terminé.
À la Gare Centrale, notre train de retour était annoncé à 18h01, ce qui nous laissait un gros quart d’heure pour aller s’asseoir à l’Albertine. (Entre-temps, les réserves de Coca avaient fondu comme neige au soleil… Plus aucune trace de leur passage).
Ensuite, nous sommes allés attendre sur le quai n°3 de la Gare Centrale. Nous pensions nous placer en tête de train, de sorte à prendre place dans un wagon peu rempli. Le fait est qu’à cause de notre relative méconnaissance de ladite gare, nous nous étions trompés de sens et nous retrouvions donc en queue de trains, où la majorité des gens étaient massés. Donc nous sommes montés et avons dû traverser plusieurs voitures avant de pouvoir nous asseoir.
Le voyage fut franchement tranquille, même s’il y avait environ 25 fois plus de gens qu’au voyage aller… Pas de sale môme qui braille toutes les dix secondes pour m’empêcher de faire mes mots fléchés… Ouf ! Nous sommes arrivés à Verviers aux alentours de 19h15, je crois. Papa nous a récupérés. Retour. On a tous mangé une pizza congelée du Delhaize.