Normally, I should have taken the Religious Sciences exam (an oral one in front of Father Jean-Pierre Laurent, whose picture stands on the left), but I haven't. The reason is that throughout the year, we could assemble a "dossier" with essays about an analysis of some biblical text or obscure writing. It was said that it was very difficult to pass for this dossier, but I managed to get 14/20. What a relief!It means that I didn't have to take the oral exam, since the students who got more than 12/20 for their dossiers were free to take the exam or not. I chose for the first option, because I wanted to have as much time as possible to prepare for my Dutch Grammar exam, on 4 June.
I'm glad I didn't have to study the course, because it was really badly lectured: he was speaking at ludicrous speed and, even though I'm able to transcribe quite quickly, I couldn't get the whole point of what he was saying. I had to type it — if not, it would have been a right kerfuffle to study my lecture notes… Here's an extract (in French, because it's one of the three courses we have to attend in the common programme):
Dans le texte majeur Problèmes de linguistique générale, Emile Benviniste aborde un tournant dans la linguistique. Dans l’extrait, il parle du système des signes dans une langue. Il parle de la sémiotique pour distinguer le fait que la langue est avant tout composée de si-gnes.
« Qui dit “sémiotique” dit “intra-linguistique”. Être distinctif, être significatif, c’est la même chose » → Ce qui fait le signe est ce qui le distingue d’un autre (e.g. lampe – rampe : il y a une unité distinctive reprenant ces deux différents phonèmes pour repérer des mots de sens différent. Les signes sont composés de phonèmes qui servent à différencier des mots → Distinctif = significatif.
3 CONSEQUENCES de ce principe :
1. « À aucun moment, en sémiotique, on ne s’occupe de la relation du signe avec les choses dénotées, ni des RAPPORTS ENTRE LA LANGUE ET LE MONDE » → Quand on fait de l’intra-linguistique, on ne s’occupe pas du rapport entre la langue et le monde, de la relation du signe et des choses.
2. « Le signe a toujours et seulement une valeur générique et conceptuelle » → On parle abstraitement, conceptuellement. « Il [le signe] n’admet donc pas de si-gnifié particulier ou occasionnel ; tout ce qui est individuel est ex-clu. »
3. « Les oppositions sémiotiques sont de type binaire » → On trouve toujours de la binarité (e.g. voir si quelque chose est présent ou non, comme masculin – féminin, sin-gulier – pluriel…).
⇒ Conséquence du travail sémiotique sur la langue : « Tout ce qui précède a trait à la structure ou aux relations du signe. Mais qu’en est-il de la phrase ? Qu’en est-il de la fonction communicative de la langue ? Après tout, c’est ainsi que nous communiquons, par des phrases, même tronquées, embryonnai-res, incomplètes, mais toujours par des phrases. C’est ici, dans notre ana-lyse, un point crucial.» → La phrase est un grand signe → On peut l’analyser de ma-nière binaire. Mais quand on regarde une phrase, on n’est plus dans la sémiotique.
« Le signe et la phrase sont deux mondes distincts et ils appellent des descriptions distinctes. Nous instaurons dans la langue une division fonda-mentale, toute différente de celle que Saussure a tentée entre langue et parole. Il nous semble qu’on doit tracer à travers la langue entière une ligne qui départage deux espèces et deux domaines du sens et de la forme. » → Deux manières d’être pour une langue : sémiotique et sémantique.
Pour SAUSSURE, il existe une distinction entre la langue et la parole : la LANGUE est un système de signes, un système abstrait et social : la PAROLE est la réalisation individuelle de la langue, on passe de l’abstrait au concret. De la sorte, Saussure ne fait pas de différence entre sémiotique et sémantique.
« Nous n’avons pu trouver de meilleurs [termes de “sémiotique” et “séman-tique”] pour définir les deux modalités fondamentales de la fonction lin-guistique, celle de signifier, pour la sémiotique, celle de communiquer, pour la sémantique. » → Sémiotique = signes ; Sémantique = voir comment communiquer
« La notion de sémantique nous introduit au domaine de la langue en em-ploi et en action ; nous voyons cette fois dans la langue et sa fonction de médiatrice entre l’homme et l’homme, entre l’homme et le monde, entre l’esprit et les choses, transmettant l’information. » → On agit sur quelqu’un d’autre en parlant, on est un médiateur agissant.
« L’expression sémantique par excellence est la phrase » → L’intenté, c’est ce que le locuteur veut dire, l’actualisation linguistique de sa pensée. « La sémantique ré-sulte d’une activité du locuteur qui met en action la langue ». → Mobiliser : quand on fait un discours, on mobilise les éléments de la langue pour la mettre à son service personnel et agir sur le monde, advenir comme sujet, agir.
« Le signe sémiotique existe en soi, fonde la réalité de la langue ; mais il ne comporte pas d’applications particulières ; la phrase, expression du sémantique, n’est que particulière. » Quand on utilise la langue, on est relié aux cho-ses hors de la langue grâce à celle-ci. La situation est différente à chaque fois, le locuteur est unique. Importance de l’acte d’énonciation de la langue.
Well, if the way of saying it is SO important to him, why did he talk for 20 minutes about useless gibberish, instead of merely telling us: You have to be careful when you write something. OK. I don't understand those kind of teachers…
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